Publié le vendredi 17 avril 2009

17 04 2009

 

NOSTRADAMUS ET SON ''GRENIER AUX IMAGES''

 

        Quel étrange personnage! Quelle étrange climat peuplé de mystère!

Un vieil homme coiffé d'un  chapeau bizarre, vêtu d'une grande tunique, assis à son bureau, la nuit,  sous les combles de sa maison dans la ville de Salon en Provence. Seule une bougie éclaire la pièce exigûe, aérée par une fenêtre ouverte sur la nuit et sur les siècles à venir.

Michel de Nostre Dame, dit Nostradamus, rédige ainsi à la plume les quatrains qui deviendront les centuries  qui seront publiées à Lyon, mais codées de telle sorte que l'on ne pourra décripter les prévisions qu'après leur réalisation. L'inquisition oblige!

Nous sommes dans le grenier de la maison de Nostradamus, au quatrième niveau de cette simple résidence située au centre de la ville de Salon où le prophète le plus connu sur la planète a passé une bonne partie de sa vie au XVIe siècle, en pleine Renaissance, époque aussi marquée par le fléau de la peste qui décima une grande partie de la population du sud de la France pendant que les catholiques s'entredéchiraient et que deux papes régnaient, l'un à Rome et l'autre à Avignon, où il n'y avait pas seulement qu'un célèbre pont mais aussi un très vaste et riche «Palais des papes» qui concurrencait admirablement bien celui de la ville de Rome.

On voit donc que Michel de Nostre Dame a vécu lui aussi dans un siècle de bouleversements et de déchirements majeurs.

Nous sommes portés à croire que Nostradamus est la traduction latine littérale de Michel de Nostre Dame mais il n'en est rien.

En fait, Nostradamus signifie «la connaissance que l'on donne, que l'on transmet aux autres».  «Nostra», ce qui est nôtre, «damus», donner aux autres. Le don de soi, dirions-nous à notre époque.

Et  ''Nostre Dame'' provient du nom de l'église où vers 1460, le grand-père paternel s'est converti du judaîsme au catholicisme. Pierre de Nostre Dame est le nouveau nom de l'aîeul de Michel qui, lui,  vient au monde le 14 décembre 1503, à midi, dans la maison familiale de Saint-Rémy de Crau (Provence à cette époque). Nostradamus est donc Sagittaire ascendant Poissons.

La maison de Nostradamus à Salon n'a rien d'un château de Walt Disney. Sa conservatrice est une femme d'une grande sagesse qui a quitté son poste d'enseignante de mathématiques dans un lycée de la région pour se consacrer entièrement à sa nouvelle vocation car c'est bien de quoi il s'agit.

Cette femme, dont j'ai malheureusement oublié le nom, s'est servie de ses contacts, dans les années 80, pour, dans un premier temps, influencer le conseil municipal de Salon afin qu'il classe la maison ''édifice historique'' et ainsi obtenir les sommes nécessaires à sa restauration. «Nul n'est prophète dans son pays», et ce,  même pour Nostradamus!

Dans un deuxième temps, lors de ma visite chez le plus grand astrologue de tous les temps, en mai 1994, la conservatrice caressait le projet de rénover la maison où est né Michel à Saint-Rémy, petite résidence qui servait alors d'entrepôt pour les caisses de bière d'un bar adjaçent. Hé oui!  Je suis persuadé que cette femme passionnée mais aussi déterminée et rationnelle est parvenue à ses fins très louables.


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La maison de Nostradamus à Salon de Provence


 

Un univers dans un ''écran d'eau''

 

De 1510 à 1518, rien ne laissait présager l'hallucinant avenir du petit Michel de Nostre Dame, alors qu'il était un simple écolier dans son village natal à Saint-Rémy tout comme à Avignon, la ville la plus importante située dans la même région où, adolescent, il poursuit ses études.

Entre 16 et 18 ans, à Avignon, à l'exemple de tous les jeunes scolarisés de son époque, Michel étudie les lettres, la physique ainsi que la grammaire. C'est alors la Renaissance en France et les guerres en Italie.

En 1521, Michel obtient son diplôme de ''Maître ès Arts'' qui lui confère le droit d'enseigner certaines matières. En 1520, Luther vient d'être excommunié.

La peste sévit à Montpellier et en 1525, on doit même fermer la faculté de Médecine. En 1528, Michel de Nostre Dame combat la peste à Bordeaux ainsi qu'à Toulouse.

Des versions se contredisent au sujet de la vie étudiante supérieure de Nostradamus mais les récits les plus sérieux indiquent la date du 23 octobre 1529 pour l'inscription de Michel à la prestigieuse faculté de Médecine de Montpellier.

Mentionnons au passage que Rabelais, un théologien érudit plus âgé de 10 ans que Michel de Nostre Dame rejoint cette même faculté de Médecine en 1530, sans qu'il y ait cependant contact entre eux à ce moment.

En 1532 ou 1533, Nostradamus obtient son doctorat en médecine, imité un an plus tard par Rabelais.

C'est également en 1533 que Michel épouse Henriette d'Encause et s'installe à Agen.

De 1533 à 1535, le prophète pratique la médecine. Sa femme lui donne un garçon et une fille. Vers 1537-1538, Nostradamus perd sa femme et ses enfants, victimes du fléau de la peste qui sévit toujours dans le sud de la France.

On dit que c'est en 1534 que Michel Nostradamus rencontre Rabelais avec qui il se lie d'amitié.

Mais c'est un an plus tard qu'un nouveau contact changera radicalement la vie du prophète provencal. Il devient ami avec un dénommé Scaligiero, un être exubérant et érudit dont le plus grand défaut est d'être juif et de faire parler de lui. Partout où il passe, il ne laisse personne indifférent. Accusé en raison de cette fréquentation, Nostradamus devra se justifier devant l'inquisition.  Deux ans plus tard, en 1537, Michel de NostraDame quitte Agen fort probablement pour échapper à l'inquisition. Il était en effet coutume à cette époque de pourchasser les «sorcières» qui périssaient brûlées vives sur un bucher.

De 1540 à 1547, Nostradamus poursuit son périple dans la campagne française et il se lance dans un combat acharné contre la peste.

C'est le 11 novembre 1547 que Michel épouse Anne Ponsart, issue d'une riche famille et qu'il emménage dans sa nouvelle maison de Salon de Provence dont vous pouvez voir un dessin ainsi qu'une photo récente en haut de ce texte.

Sagittaire de naissance, signe des ''grands voyageurs'', des philosophes et des personnes influentes, Nostradamus quitte le foyer en 1548 pour un périple en Italie.

En 1550, c'est la parution du premier recueil de prévisions de Nostradamus, intitulé ''Almanach et Pronostics''. Les prévisions météo contenues dans le livre sont à ce point précises et véridiques que Michel devient très populaire auprès des paysans.

L'éventail des sujets traités par le prophète de Salon est très vaste et en 1552, il publie son ''Traité des Fardements et des Confitures''. Autrement dit, un ''livre de recettes'' de confitures. Michel de Nostradame, en parcourant la campagne française, s'était intéressé aux plantes médicinales ainsi qu'aux vertus thérapeutiques des fleurs.

Naissance en 1554 de son fils César qui devint peintre et historien et qui rédigera la biographie de Nostradamus, contribuant à perpétuer le mythe du plus grand prophète de tous les temps.

Cette même année, parution de ''Almanach pour l'an 1555'' qui connut un énorme succès commercial. L'Almanach sera par la suite publié à chaque année et on peut dire qu'il est en quelque sorte à l'origine de nos almanachs modernes ainsi que des livres de prévisions astrologiques annuelles que l'on retrouve dans la plupart des pays du globe.

En mai 1555, c'est la publication des 353 premiers quatrains des célèbres Centuries de Nostradamus qui comporte en préface la ''Lettre à César'', son fils bien-aimé. La moitié des quatrains relate des faits de guerre et de pouvoir.

La renommée de Nostradamus dépasse alors largement les frontières de Salon et de la Provence et peu après la parution des premières Centuries, le prohète est convoqué auprès de la reine de France, à la cour de Catherine de Médicis. Il établit à sa demande le thème astral de ses trois fils. La légende veut que toutes les prévisions de Nostradamus se soient totalement réalisées.

 

                                                      

                                          Catherine de Médicis

   

 

En 1558, c'est la seconde édition des Centuries: I à VII, cette dernière est toutefois incomplète et ne comporte que 42 quatrains (une Centurie: 100 quatrains), les 58 autres n'ont jamais été retrouvées. On pense qu'elles dorment dans le grenier d'une demeure paysanne quelque part en France et qu'elles seront sans doute retrouvées un jour par hasard et qu'elles pourraient alors aider à la compréhension de bien des prévisions de Nostradamus. 

La même année, parution des Centuries VIII à X.

Le roi Charles IX rend visite à Nostradamus à Salon en 1564. La santé du prophète se dégrade rapidement à ce moment. Le roi octroie à cette occasion à Nostradamus le titre de Médecin du Roi, qui est hautement honorifique.

C'est le 2 juillet 1566 que Nostradamus rend l'âme dans sa maison de Salon de Provence. On dit qu'il en avait prévu avec exactitude la date et l'heure. 

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La vie tumultueuse de Nostradamus s'est déroulée, comme on vient de le voir, dans la controverse et les épreuves : perte de sa première épouse et de ses deux enfants, victimes de la peste, maladie qu'il a combattue une grande partie de son existence.  Ce médecin réputé a soulagé la plupart de ses contemporains sans jamais se faire rémunérer. Heureusement que Michel de Nostradame était issu d'une famille à l'aise mais il n'a pas vécu dans le luxe et la tranquilité.

Pourchassé par l'inquisition, il a dû fuir son pays et se réfugier par exemple en Italie. Par contre, il a reçu l'aide inespérée de la reine de France, Catherine de Médicis et plus tard du roi Charles IX.

Je vous ferai part plus loin de mes impressions et de mes émotions lors de la visite de la maison de Nostradamus, à Salon de Provence, qui est devenue un magnifique musée mis sur pied par la mathématicienne dont j'ai malheureusement oublié la nom, une femme qui a cru et croit toujours fermement à cet homme de la Renaissance et à ses fabuleuses prophéties qui demeurent même en 2009 le plus grand mystère car, comme l'avait prédit Nostradamus, elles n'ont été et elles ne seront comprises qu'après qu'elles se soient réalisées.

Je vous exprimerai aussi les sentiments qui m'ont animé lorsque je me suis retrouvé, seul, dans la petite chapelle dédiée à la Vierge Marie, à l'intérieur de l'église du collège Saint-Laurent, où l'on peut lire et toucher l'épitaphe placée sur le mur derrière lequel se trouvent les restes du célèbre prophète du XVIe siècle, restes placés à cet endroit en 1789, après que le tombeau de Nostradamus eut été profané par des soldats de la révolution française, comme l'avait d'ailleurs prédit Nostradamus, précisant que les profanateurs périraient par la suite de façon atroce, ce qui s'est également produit. 

 

                                                             

  

Épitaphe Nostradamus

 

 

Le texte latin de l'épitaphe de Nostradamus peut être traduit ainsi : «Ossements du très illustre Michel Nostrasdame, le seul, au jugement de tous les mortels dont la plume presque divine ait pu consigner les événements futurs de l'univers entier d'après l'influence des astres. Il vécut 62 ans, 6 mois, 17 jours et mourut à Salon en l'an 1566. Que la postérité ne trouble pas son repos. Anne Ponsart, son épouse, lui souhaite la vraie félicité».

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  Salon de Provence

     Salon est un gentil village - une commune - situé dans les Bouches-du-Rhône, dans le sud de  la France. Il jouit d'un climat sub-tropical à l'année longue, chaud en été mais très agréable le reste du temps.

Le site web du bureau touristique précise que la population de Salon est à ce jour de 38.137 âmes.

Stratégiquement situé entre les Alpilles, la Camargue et le pôle Aix-Marseille, Salon de Provence est entouré d'une magnifique campagne où l'olivier est roi.

Salon est une des villes les plus anciennes de Provence.

La partie la plus vieille est située sur une butte qui domine les rues piétonnes et le château de l'Empéri, la plus ancienne résidence des archevêques d'Arles.

Reconstruite au XIIIe siècle, la forteresse médiévale est aujourd'hui en parfait état, entretenue et restaurée avec soin.

Toujours selon les informations touristiques - que je puis confirmer ayant séjourné à Salon en mai 1994 - vous serez séduis par le centre-ville et ses agréables rues piétonnes, ses cours ombragées de platanes, dans une atmosphère chaleureuse et très provencale. Vous comprendrez alors ce qu'est la douceur de vivre de Salon de Provence.

Un séjour à Salon ne saurait être complet sans une visite à la maison-musée de Nostradamus qui vous fera plonger directement au XVIe siècle dans une présentation audio-visuelle unique qui vous permettra de rencontrer les principaux acteurs de l'époque sous les traits frappants des personnages créés par les artistes du musée de cire Grévin de Paris.

Pour atteindre rapidement, tout en vous reposant, la Provence, faites comme moi et empruntez le TGV Paris-Avignon qui relie les deux villes en 2h40 (6h par autobus).

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Nostradamus veille sur les rues de Salon

 

     A ma descente de train à la gare d'Avignon, j'ai flâné pendant quelques minutes question de respirer l'air tiède de cette soirée estivale et d'admirer les fortifications de cette ville qui fut, pendant quelques années, la deuxième demeure papale. On m'avait parlé du Palais des papes et de son gigantisme et de sa richesse qui n'avaient alors rien à envier à la cité vaticane de Rome.  J'y suis donc revenu quelques jours plus tard pour constater que l'on n'avait pas exagéré à ce sujet.

Je pris un autobus qui me conduisit à travers un réseau complexe d'autoroutes à Salon de Provence. Je me sentais déjà propulsé dans un autre monde, quatre-cents ans en arrière,  en déambulant en cette soirée encore chaude dans les rues étroites de Salon, faiblement éclairées dans le secteur où se trouvait mon hôtel, un immeuble ancien mais bien tenu, petit mais confortable,  doté d'un ascenseur à ce point minuscule que seuls moi et mes deux valises pouvaient y tenir. Et d'une lenteur incroyable! Mais il faut se rappeler qu'en Provence, le temps se déroule à un rythme qui tient pratiquement d'une autre époque, surtout pour les nord-américains que nous sommes. La chambre était coquette mais ici aussi petite et presque encombrée par l'immense lit qui prenait toute la place; décidément, dans le sud de la France, on ne fait rien comme ailleurs et c'est, dans le fond, tant mieux car le but de mon voyage n'était-il pas justement de revenir au XVIe siècle pour m'imprégner de l'atmosphère de la Renaissance, de l'invention à Lyon de la première imprimerie et de visiter les rues et la maison du plus illustre prophète de tous les temps, Michel de Nostradame?

J'avoue que j'ai eu de la difficulté à trouver le sommeil, enfoui dans le plus que moelleux matelas qui me donnait presque le mal de mer lorsque je me retournais de bord et aussi et surtout parce que j'étais émerveillé de constater que je respirais le même air que Nostradamus avait inhalé quatre siècles plus tôt, un air chaud et humide en ce mois de mai durant lequel les innombrables vignobles déjà hauts et en feuilles, aperçus de la fenêtre du train,  défilaient à la vitesse de l'éclair dans la campagne française depuis le sud de Paris jusqu'à Avignon.  Et dire que j'avais vu la veille par un des hublots de l'avion m'amenant de Québec à Paris, à plus de dix mille mètres d'altitude, le pays de Gilles Vigneault encore enseveli sous la neige et les lacs gelés qui se perdaient à l'infini. Et il y avait aussi l'émerveillement de penser que le lendemain, je franchirais le seuil de la porte de la maison de Nostradamus, réalisant ainsi un rêve que je caressais depuis longtemps et encore plus depuis que j'avais rendu visite au peuple Maya, en janvier 1990, en arpentant leurs immenses terres à Chichen Itza, en pleine jungle, découvertes dans les années trente, dans la péninsule du Yucatan, au Mexique. Le récit de ce voyage fera l'objet d'un prochain reportage sur ce blogue.

 

    UNE MAISON, UN MUSÉE

                                                                                   


Les rues du centre de la commune de Salon grouillent d'activités lorsque j'y déambule tôt le matin  pour me rendre à la maison-musée de Nostradamus. C'est l'heure de la journée où il fait encore un peu frais et que les commercantes et commercants préparent leurs étales de fruits, de légumes et de fromages frais. Ça sent bon l'odeur du pain qui cuit, en longues baguettes, pour rejoindre dans peu de temps les autres produits mis en vente dans ces marchés à ciel ouvert, qui se multiplient dans les étroites rues piétonnes de Salon. 

Une grosse machine nettoie ces rues bordées de chaque côté par d'invitantes terrasses qui seront noires de monde à l'heure du déjeûner.

Aucun véhicule, à l'exception de la machinerie de la commune, ne viendra encombrer ces artères qui distribuent l'énergie au coeur même de Salon. Ici, c'est l'humain qui a le dessus sur l'automobile stationnée à l'extérieur de la cage thoracique de ces petites communes millénaires et il en va de même dans la plupart des villes et villages européens.

Je vois un petit parc avec fontaine tout près d'un buste de Nostradamus: sa maison ne doit plus être bien loin!

Je tourne un coin de rue et me retrouve devant un immeuble propre, fraîchement rénové mais étonnamment simple et dépourvu de tout artifice, sur lequel on peut lire sur une plaque le nom du mystérieux prophète de Salon, accompagné de son titre de «médecin astrophile». Pas d'erreur, je suis bien devant la maison de Nostradamus.

Une grande porte vitrée donne accès à ce lieu où Michel Nostradame  passa les vingt dernières années de sa vie.

La conservatrice du musée Nostradamus, Jacqueline Allemand - j'ai finalement retrouvé son identité - m'accueille avec empressement et me met rapidement à l'aise. Elle a déjà quelques visiteurs, deux ou trois jeunes étudiants japonais, venus expressément à Salon pour compléter leurs recherches sur l'illustre médecin-astrophile, sujet de leur thèse en doctorat.

Jacqueline Allemand, professeure de mathématiques est devenue directrice du musée Nostradamus qui est installé depuis peu, en 1992 ( je vous rappelle que nous sommes alors en mai 1994 ) dans la maison de Salon de ce médecin-astrophile comme s'appelait Nostradamus durant son existence.  C'est elle qui a conçu le projet et effectué toutes les démarches en vue de sa réalisation.

Elle m'explique que son but n'est pas de parvenir à traduire toutes les Centuries du prophète mais plutôt de rendre accessible toute la documentation à son sujet au plus grand nombre de personnes possible. Elle surveille quand même certains écrits qui semblent le plus se rapprocher de la bonne interprétation des prophéties codées par Nostradamus lui-même mais ils ne se comptent que sur les doigts d'une main, me confiera-t-elle. Il se publiait il y a quinze ans au moins deux livres dits d'interprétation des Centuries dans le monde et ce, à chaque semaine. La grande majorité d'entre eux ne valait  pas la peine d'être lu.

Je constate que le rez-de-chaussée du musée est surtout réservé à des biographies de Nostradamus car Mme Allemand ne vend aucun livre se rapportant aux prophéties elles-mêmes, préférant laisser cela à des librairies ésotériques ou non.

On y retrouve aussi quelques textes écrits de la main même de Nostradamus comme la fameuse «lettre à son fils César». Tous les autres documents écrits à la plume par Nostradamus font partie de collections qui peuvent être vues au musée du Louvres à Paris.

J'ai rapidement été conquis par l'atmosphère «zen» se dégageant de l'emplacement historique et aussi intrigué par un genre d'escalier de verre en colimaçon partant du rez-de-chaussée pour se perdre dans les combles de la maison. Si je me souviens bien, Mme Allemand m'avait expliqué que cette structure symbolisait la roue des vies, des incarnations, qui partent de la terre pour atteindre le ciel et l'infini.

Cette immense structure en verre se trouvait au centre d'un escalier aussi en colimaçon permettant d'atteindre les trois autres niveaux de la maison sur les murs desquels sont reproduits intégralement, en grosses lettres, les quatrains de Nostradamus.

En gravissant les marches de cet escalier, nous pouvons traverser toute la vie de Nostradamus en ouvrant notre conscience à un monde nouveau étage après étage, étape après étape.

C'est là en fait que commence réellement le voyage!

                                                                                             Le jeune Michel initié à la Kabbale par son aîeul

En gravissant les marches,  la roue de la Vie semble tourner dans le vide à notre gauche alors qu'à droite sur le mur, apparaissent en grosses lettres les Centuries de Nostradamus.  Le mystère commence à se dévoiler.

Une première pièce de la maison de Nostradamus nous invite à tourner à droite. Un magnifique tableau s'offre à nous. Un spectacle audio-visuel émouvant. On entend une voix grave, celle de l'aîeul qui enseigne la Kabbale au jeune Michel de Nostradame, dans un paysage provencal, comme on peut le voir sur la photo qui apparaît  en haut de ce texte.

Le très beau paysage semble encore plus réaliste  par la présence des deux personnages, qui  semblent bien vivants, l'aîeul et le jeune garçon, oeuvres des artisans du célèbre musée de cire Grévin de Paris.

Je puis m'attarder à ma guise dans ce qui fut à l'époque de Nostradamus une chambre pour admirer le superbe tableau  et écouter le texte diffusé par des hauts-parleurs dissimulés dans le décor.  Je suis donc passé d'un trait en 1506 ou 1507, je vis l'enfance de Nostradamus,  ici initié aux grandes connaissances ésotériques dès son tout jeune âge. 

Qu'est-ce que la Kabbale?

La Kabbale, qui signifie la parole reçue, la sagesse cachée et ce qui est transmis de bouche à oreille (de l'aîeul au jeune Michel de Nostradame), est un enseignement universel très vaste.  Il permet à chaque personne d'atteindre les plus hauts niveaux spirituels par l'étude approfondie de sa propre conscience.

Considéré dans son essence, cet enseignement ou cette philosophie nous apporte la connaissance de l'expérimentation matérielle et immatérielle. Lorsqu'ils sont étudiés, ces principes de base plongent l'être humain dans une intense introspection qui atteint son apogée au moment où il découvre la nature profonde de l'Homme, de la Femme, de l'Ange, de l'Oeuvre divine et de son Créateur par le mariage parfait de l'Esprit et de la Matière.

L'objectif ultime de cette tradition ancestrale et de nous guider dans les nombreuses initiations qui nous permettent de redécouvrir notre origine céleste et de ce fait même, nos pleins pouvoirs et nos pleines capacités.




17 04 2009

Comment te portes-tu ce matin?

 Bien? Tant mieux! Nous sommes quoi, 6 milliards  et des poussières à te piétiner sans arrêt car l'activité humaine n'a de cesse à ta surface. 

Nous en venons même à t'ignorer. Nous te prenons pour acquise, tu nous dois tout et nous rien. Heureusement qu'il y aura bientôt «Le jour de la Terre»! Des environnementalistes nous le rappelleront. Jacques Languirand y consacrera «l'un de ses quatre chemins» à Radio-Canada. On procédera à la plantation d'arbustes devant les caméras de télévision ce qui fera de bonnes nouvelles pour les bulletins de fin de soirée.

Puis, le lendemain, tu retomberas dans l'oubli. On continuera à te piétiner, à te violer, à t'écoeurer.

Parfois, tu te fâches et tu en fais trembler plusieurs comme ce fut récemment le cas au centre de l'Italie. Mais même le pire des séismes tombe très vite dans l'oubli surtout lorsqu'il se produit dans un pays dit civilisé. Dans un pays pauvre, plusieurs occidentaux y voient plutôt l'occasion d'amasser vivres et argent dans lesquels ils n'hésiteront pas, sans scrupules, à piger pour leurs propres besoins. . .

Pauvre Terre, qu'on a même de la difficulté à apercevoir de l'espace, tant il y a de débris de toutes sortes qui orbitent autour de toi. L'ère spatiale a aussi son mauvais côté et sa pollution.

La pollution, parlons-en! On ne sait plus qui a raison. L'ozone, le CO2, la fonte rapide des glaces, le réchauffement climatique (où?), font l'objet de grandes réunions internationales qui n'aboutissent jamais sur des conclusions simples et applicables. Et on les oublie vite, elles aussi. Ça permet à des fonctionnaires, des ministres, de voyager, de se faire payer de belles vacances dans des pays tropicaux et exotiques.

On change nos sacs de plastique blanc par des sacs de plastique colorés: quel progrès! Ceux qui vont magaziner avec leurs beaux petits sacs écolo paraissent bien. A la mode du jour. Ils sont conscients eux, ils pensent à toi, amie Terre.

Si il y a des extra-terrestres qui nous visitent encore, ils doivent être plutôt déçus de l'état de la civilisation qui grouille et grenouille à la surface de la Terre.

A l'issue de la deuxième guerre mondiale, les explosions nucléaires au Japon ont semblé inquiéter les ET. Ou bien elles les ont fait quitter leur dimension pour transférer dans la nôtre. D'autant plus que les scientifiques ont continué leurs recherches et fait exploser bien d'autres bombes à hydrogène à la fin des années 50 et au début des années 60, notamment sur l'atoll de Bimini dans le Pacifique, vous en rappellez-vous? C'était alors la guerre froide!

Il y avait de quoi énerver les habitants d'autres planètes ou de d'autres dimensions. . .

Maintenant que les bombes nucléaires se sont tues, les ET semblent avoir changé la direction de leurs expéditions car ils se font maintenant beaucoup plus rares à visiter la Terre. Et Richard Glenn a, fort heureusement, été obligé de mettre fin à sa carrière médiatique avec ses élucubrations paranoîaques «d'ésotérisme expérimentalll»!

Terre, tu es bonne pour nous. Mais dans dix millions d'années, le seras-tu autant? Et de toute façon,  restera-t-il encore quelques terriens pour t'apprécier à ta juste valeur, il faut se poser la question!